Kamoa Copper SA a consulté les populations pour mettre à jour son EIE


Dr Guy Muswil, Directeur du Développement Durable de KAMOA SA, échangeant avec les communautés à Kolwezi le 3 mai 2019 sur la mise à jour de l'EIE (Photo : MNM)

Dr Guy Muswil, Directeur du Développement Durable de KAMOA SA, échangeant avec les communautés à Kolwezi le 3 mai 2019 sur la mise à jour de l’EIE (Photo : MNM)

Kamoa Copper SA a consulté les différentes couches sociales faisant partie des communautés riveraines de son projet minier. Objectif : recueillir leurs avis et suggestions en vue de  faire la mise à jour de son étude d’impact environnemental et social.

Ces consultations publiques ont eu lieu au cours d’une journée portes ouvertes organisées, le 03 mai 2019, en la salle dans la salle Herais située dans la commune de Dilala à Kolwezi

Des membres des organisations non gouvernementales, délégués des différentes couches de la population, autorités traditionnelles et représentants de l’Exécutif provincial ont suivi, par groupes, des explications sur la réévaluation des impacts potentiels positifs et négatifs du projet Kamoa-Kakula.

Ils ont également  passé en revue la mise à jour des mesures d’atténuation visant à réduire les impacts négatifs et accroître les impacts positifs.

De gauche à droite : Bertin Kongolo (DG CEMIC), Guy Muswil (Dir DD Kamoa SA) et Auguste Mutmbo (Dir Alternatuve Plus Absl) le 3 mai 2019 à Kolwezi (Photo : MNM)

De gauche à droite : Bertin Kongolo (DG CEMIC), Guy Muswil (Dir DD Kamoa SA) et Auguste Mutmbo (Dir Alternatuve Plus Absl) le 3 mai 2019 à Kolwezi (Photo : MNM)

Ce travail a été réalisé par le cabinet environnementaliste CEMIC et l’ONG Alternative Plus et la direction du développement durable de Komoa Copper SA, filiale congolaise de Ivanhoe Mines.

‘’Nos études se font dans le sens qu’on puisse au maximum réduire l’impact sur l’environnement et l’impact négatif sur la communauté et faire un effort pour améliorer tous les impacts positifs. Nous avons besoins de la contribution de chaque partie prenante de communautés pour nous aider à pouvoir présenter un plan de gestion dégageant plus d’impacts positifs et le moins possible d’impacts négatifs’’, a déclaré Guy Muswil, Directeur en charge du développement durable de Kamoa SA.

L’enjeu consiste à mettre en œuvre pour que l’environnement soit protégé et que les droits sociaux des communautés locales soient garantis tels que le prévoit le Code minier révisé en vigueur.

De son côté, Shadrack Mukad, le président du Cadre de concertation de la société civile du Lualaba a eu de mots justes pour saluer cette initiative : ‘’nous saluons cette initiative et nous l’encourageons à toujours nous mettre au parfum. Nous avons donné nos points de vue. Nous avons présenté nos besoins et nous voulons que les choses soient plus concrètes.’’

Pour Alternative Plus, l’environnementaliste qui s’occupe du volet socio-économique de ces consultations, il est question que les droits des communautés riveraines au projet soient garantis.

‘’Les ONG, nous travaillons comme interface entre dirigeants et dirigés ; entre investisseurs et communautés locales. Nous sommes venus faciliter la bonne communication entre Kamoa et la communauté. Cette société devrait bien faire parvenir le message lié à la révision de son étude d’impact environnemental pour que toutes les couches de la population puissent être informée’’, a rassuré Augustin Mutombo d’Alternative plus.

CEMIC qui s’occupe de la partie environnementale de ces consultations revient sur les spécificités de ces études.

‘’Nous allons travailler sur la qualité de l’air dans la surface et travailler sur les puits, les vibrations, ainsi que la qualité de l’eau. Nous devons contrôler tous ces paramètres conformément à l’urgence de la directive’’, a indiqué Bertin Nkongolo, ADG de CEMIC.

Dans cette consultation du public pour recueillir ses inquiétudes et partager les connaissances des différentes problématiques, des questions ont été posées et des suggestions ont été formulées à Kamoa SA en vue d’améliorer la conception du projet.

Franck Fwamba, coordonnateur de la campagne ‘’Touche pas mon cobalt’’, a salué ces bonnes pratiques à la fois pédagogique, participatif et interactif. Il a dit attendre voir comment le reste va se dérouler.

Par MNM, Emilie MBOYO et ZE.