Ivanhoe DRC Mines : Secrets d’un Géant…


Tout le monde s’accorde que la nouvelle province du Lualaba a regagné sa place d’être la capitale africaine du cuivre et de cobalt, comme ce fut du temps de l’ex Gécamines des années quatre-vingt. ‘’C’est le nouvel Eldorado congolais et nous avons les majors’’, aime le répéter Jean-Marie Tshizainga, Ministre provincial des mines et du développement communautaire. ‘’Kolwezi se transforme au quotidien,’’ selon Me Jean-Paul Kitenge très proche de la Chambre des Mines dans l’ex-Katanga.

Investissements sociaux de Ivanhoe DRC Mines sont un modele (Photos : FKF Softpress & Province du Lualaba)

Investissements sociaux de Ivanhoe DRC Mines promeuvent in DEVELOPPEMENT DURABLE.  (Photos : FKF Softpress & Province du Lualaba)

Un point de vue que partagent les grandes organisations internationales très impliquées dans le secteur des ressources naturelles. OSISA et Southern Resources Watch avec leur partenaire GIZ y ont organisé fin mai la première conférence continentale Alternative Mining Indaba 2017 a Kolwezi, ville proclamée Capitale desdites conférences par le Gouverneur de province Richard Muyej. Avec succès.
C’est vrai que le Lualaba héberge les grands (majors) du secteur minier dans le cuivre et cobalt dont Glencore (KCC et Mumi), China Molybdenum (TFM), Sicomines, ERG (Boss Mining, Comide, Metalkol), Ivanhoe Mines (Kamoa-Kakula), etc. Ils se font appeler ‘’Les Géants ‘’ dans les fora des intellectuels sans pourtant convaincre les populations locales de les appeler ainsi parce que les montants des investissements dans le développement communautaires (œuvres sociales) déclarés ne concordent pas toujours avec les réalisations de terrain.
Si ça fait toujours débat sans convaincre les Ongs et la société civile pour certains ‘’Géants’’, les populations et autorités locales s’accordent sur une chose : avec Ivanhoe (Kamoa-Kakula), ‘’les choses se font autrement en faveur des populations dans divers secteurs avant même que le premier lingot ne soit encore produit,’’ avait confié un responsable d’une Ong locale à la rédaction de Mining News Magazine en marge de l’Alternative Mining Indaba 2017 en mai. Une confirmation de ce que l’Ingénieur Louis Watum, Administrateur Directeur General de Ivanhoe DRC Mines ne cesse de déclarer.
En effet, la considération des facteurs sociaux, humains, naturels (géologiques), économiques autour des mines de Kamoa-Kakula à près d’une vingtaine de kilomètres vers le sud de Kolwezi en font ‘’Le Géant des géants‘’ de monsieur Watum.
Ivanhoe Mines est l’unique multinationale qui, au travers de ses filiales en RDC (Kamoa-Kakula et Kipushi respectivement) dans le cuivre et le zinc, est dirigée par des congolais au pouvoir délibératif et décisionnel grâce à leur compétence et expertise éprouvées, alors que toutes les autres sont gérées par des expatriés décideurs ou des nationaux ayant un pouvoir de décision très limité. Louis Watum, Dr Guy Muswil, Guy Nzuru Solo et Ben Munanga décident à Lubumbashi ou Kolwezi sans dictée ni imposition du Canada ou de la Chine.
Les compétences ainsi que l’expertise des jeunes universitaires des universités de Kolwezi, Lubumbashi, Kinshasa ou Kisangani sont également mises à contribution.

Directeurs Congolais de Ivanhoe DRC Mines (Photos : FKF Softpress)

Directeurs Congolais de Ivanhoe DRC Mines (Photos : FKF Softpress)

Avec 90% à Kipushi et 81% à Kamoa-Kakula d’employés locaux et de nationalité congolaise, Watum a le courage de répéter que ‘’nos employés sont notre ressource la plus précieuse et le secret des grands gisements réside aussi dans la qualité des géologues, nous comptons parmis eux des congolais de très haut niveau’’.
Géologiquement, la qualité des gisements de Kamoa-Kakula exige respect et considération avec sa prochaine production qui montera en phases successives partant de 300 000 tonnes de Cuivre pour atteindre sa pleine capacité estimée à plus de 600 000 tonnes de Cuivre alors que l’actuelle production nationale gravite autour du million de tonnes.
Les récentes révélations de monsieur Watum, lors des Journées Minières de juin à Lubumbashi, sur les réserves de zinc de Kipushi attirent les appétits de ceux qui avaient négligé ou évité ce gisement souterrain à cause du cout de l’exhaure. Avec 10 millions de tonnes de minerais de zinc et la capacité de produire annuellement 500.000 tonnes de concentrés grâce aux minerais d’une teneur moyenne de 35% Zn et des intersections allant jusqu’à 60% Zn, le concentré produit aura une teneur moyenne de 53%. Un scandale naturel, géologique qui ne peut sortir que du ventre d’un ‘’Géant’’.
Les retombées économiques directes et indirectes des deux sociétés combinées seront d’une grande valeur à l’amélioration des recettes de l’Etat et aux efforts de reconstruction ou construction nationale.
Les travaux d’amélioration d’infrastructures dont la réhabilitation des centrales hydroélectriques de Mwadingusha, Koni et Nzilo dans un Partenariat Public-Privé avec la Snel pour produire 200MW d’électricité et la réhabilitation de la voie ferrée Kipushi -Munama en partenariat avec la SNCC en sont une illustration.
Socialement, cette multinationale semble corriger ses prédécesseurs dans le secteur du cuivre-cobalt en appliquant son Plan de Développement Communautaire contenu dans son Etude d’Impacts Sociaux et Environnementaux (EISE), exigé a tout projet minier au pays, avant même d’avoir produit et exporté un kilogramme de métal.

Inauguration d'une ecole construire par Kamoa SA dans le Lualaba en 2017 (Photos: Province du Lualaba)

Inauguration d’une ecole construire par Kamoa SA dans le Lualaba par le Ministre provincial de l’Education Samy Kayombo en 2017 (Photos: Province du Lualaba)

L’implication et l’encadrement des communautés locales grâce au programme Livelihoods assurent désormais une autosuffisance alimentaire autour de Kamo-Kakula où on n’a pas besoin d’importer la farine de maïs et les œufs de la Zambie.
Innovateur, ledit programme a en 2016 formé et encadré 213 producteurs de maïs, 39 producteurs de légumes, 36 éleveurs de volaille, 35 apiculteurs et 10 aquaculteurs.
Des œufs sont produits localement, du miel, du poisson, maïs aussi sur les 1.000 hectares existants et à augmenter.
Autant de devises injectées dans l’économie locale, autant de sous-traitants locaux créés ou soutenus avec des implications sur l’amélioration de la vie quotidienne des villageois dont la santé et la desserte en eau potable sont d’autres préoccupations d’Ivanhoe DRC Mines.
Pour s’assurer de la main-d’œuvre locale, la multinationale investit dans l’éducation (écoles construire, refaites, à construire ou refaire), le ministre provincial du Lualaba Samy Kayombo vient d’en inaugurer une à Musokontanda, autour de ses mines dont l’exploitation dépend aussi des relations harmonieuses avec les autorités coutumières comme le témoigne les travaux d’amélioration aux bâtiments des chefferies.
Des réalisations dignes d’un ‘’Géant’’ dont le Directeur de RSE, Dr Guy Muswil, a été honoré par le secteur des mines au niveau national pour sa contribution significative à la conception et la réalisation du Guide de RSE dans le secteur du cuivre et cobalt avec l’appui de l’organisme public allemand GIZ.

Par Franck Fwamba, Ben Nkaya et Precious Kanambuj